ROSEMARY the angels' share Salué de manière unanime lors de la sortie de sa précédente galette "Tracks for a lifetime", ROSEMARY n’a pas pour autant cédé à la facilité et s’est remis à chaque instant en question, persévérant dans la recherche absolue d’un son capable de ne garder que le meilleur du punk rock et du grunge, tout en restant foncièrement mélodique. Des concerts en compagnie des plus grands groupes de l’hexagone, de Burning Heads à No One Is Innocent en passant par Tagada Jones ou Mass Hysteria, mais aussi pas mal d’escapades en francs tireurs auront permis à Thomas Leymore (guitare et chant), Derf Hender (basse) et Brunit (batterie) de se faire remarquer par un public rompu aux sons extremes et c’est en s’échappant petit à petit de Chambery pour envahir la France mais aussi l’Italie, l’Allemagne ou la Suisse que le trio a fait son trou sur les scenes indépendantes. A l’heure de reprendre la route, ROSEMARY nous propose de nous enivrer en goutant à "la part des anges". Si "The angels’ share" ne fait montre que de très peu d’évolution dans le style du groupe, au moins la rondelle a le mérite de confirmer tout le bien que l’on pensait de cette formation habile non seulement dans l’art d’interpréter ses compos mais aussi et surtout dans celui de les écrire. Concentré de riffs bandés à bloc et de voix chauffées à blanc, les quatre bombes compilées sur l’opus sont littéralement imparables, quand bien meme la dernière chanson déclinée en acoustique serait un peu moins explosive que les trois précédentes. On se rassure sur la longévité de l’esprit grunge qui, contrairement à ce que d’aucuns affirment encore aujourd’hui, n’a pas disparu en meme temps que Kurt Cobain, et que ROSEMARY porte haut et fort à sa propre manière, mélangeant les déluges assourdissants avec des breaks beaucoup plus posés et trouvant au bout du compte le style qui lui convient le mieux. En moins d’un petit quart d’heure, on se fait scalper par "Not really happy" et "My favorite one" avant de se reprendre quelque peu avec un "Before it hurts" à la fois lourd et épais... et de céder enfin à l’appel de "Half a girl", la parenthèse unplugged très nirvanesque d’un effort qui gagne à être connu... Tout comme le groupe d’ailleurs ! ZICAZIC http://www.zicazic.com/zicazine/index.php?option=content&task=view&id=6476