ROSEMARY tracks for a lifetime Le groupe chambérien Rosemary est de retour avec ce nouvel opus enregistré au début de l’année passée et intitulé « Tracks for a Lifetime ». Le style ne change pas, on reste aux frontières de plusieurs univers musicaux, dont celui de Nirvana, déchu depuis belle lurette, mais apparemment pas pour tout le monde du coup, et celui du pop punk, mais attention pas n’importe lequel : je pense au pop punk musclé et rocailleux à la Husker Du, par exemple, même si j’ignore totalement l’impact d’un tel groupe sur le trio savoyard (?)... Connaissant un peu les personnages composant Rosemary, je tire ma révérence pour tout le boulot effectué, d’une part pour le groupe même, mais aussi pour les nombreuses initiatives visant à faire vivre la culture alternative chambérienne. Autant dire que le DIY s’est trouvé des fervents partisans dans cette région relativement peu connue pour sa scène musicale. Pas besoin de major à la con, c’est la petite structure appelée Minimal Chords (et dirigée par le chanteur du groupe Thomas) qui s’occupe de sortir tous les skeuds de... Oui, vous l’avez deviné, Rosemary. Mon dieu, comme je me répéte ! Bref, on se comprend... Les huit morceaux présents sur cette dernière sortie en date ne comportent pas de réelles surprises. Cela dit, le combo confirme son aptitude à composer des mélodies bougrement efficaces. La voix si singulière de Thomas, les riffs couillus et l’appui d’une batterie qui ne fait pas dans la dentelle laissent transparaitre une certaine maturité, due probablement à l’accumulation des passages en studio et sur scène, sans pour autant avoir perdu de cette énergie juvénile si essentielle à tout groupe punk (ou du moins « punkisant ») qui se respecte. Sans oublier une basse des plus chaleureuses (hello Fred !). À noter tout de même la présence d’un morceau qui a tout l’air d’une ballade (Neither Do I), et qui donc apporte un peu de fraîcheur à l’ensemble. Encore une fois, pas de grosse surprise sur cet album, Rosemary se contente de régurgiter ce qu’il (ou doit-on dire « elle » ? Ou « ils » ?) sait faire de mieux : du rock péchu et sans fioritures ! Avis aux amateurs ! SKARTNAK http://www.skartnak.com/kroniks/kron_rosemary2.php